Raison d’être de la Fondation Henri Savall-ISEOR​

La civilisation occidentale connaît des transformations très profondes au 21ème siècle, notamment en raison des évolutions chaotiques de la mondialisation et de l’accélération des innovations technologiques (digitalisation et intelligence artificielle, par exemple). Ces changements constituent à la fois des opportunités et des risques pour les individus, pour les entreprises et les organisations, pour la paix et pour la planète elle-même. Afin de réussir les mutations nécessaires, une des conditions les plus importantes est d’évoluer vers un capitalisme socialement responsable, respectueux du développement durable, en intégrant le développement économique, le développement humain et social, ainsi que la préservation de l’environnement.

La fondation Henri Savall-ISEOR s’inscrit dans cette mission de promotion d’un capitalisme socialement responsable. Elle met à la disposition des parties prenantes la méthode socio-économique en tant qu’ingénierie de développement de la performance globale durable et du capitalisme socialement responsable. Cette méthode mise au point par Henri Savall et l’Iseor depuis plus de quarante-cinq ans a fait ses preuves d’un point de vue scientifique. Toutefois, elle est encore insuffisamment diffusée et largement ignorée du grand public, ce qui constitue un frein pour la promotion de l’intérêt général et la défense du Bien Commun.

L’approche socio-économique de développement de la performance globale durable peut s’appliquer à cinq niveaux :

Le management stratégique et la gestion des entreprises et organisations, en mettant au cœur de la décision financière l’investissement dans le développement qualitatif du Potentiel Humain.

Il est, en effet, démontré que c’est une condition nécessaire pour accroître la rentabilité des investissements matériels et technologiques. La base de données de l’Iseor montre que l’application du management socio-économique à la gestion des investissements permet d’obtenir un effet multiplicateur de rentabilité annuelle qui se situe entre 200 % et 4 000 %, alors que les méthodes classiques de choix et de gestion des investissements produisent des résultats bien inférieurs et moins durables.

Le management socio-économique des projets inter-entreprises et organisations.

Les travaux de l’Iseor montrent qu’il est possible de réduire les coûts et de créer de la valeur en pratiquant un management socio-économique des interfaces entre les acteurs économiques dans une filière. Par exemple, des recherches-interventions socio-économiques ont permis de réduire de plus de 20 % les coûts de construction des bâtiments tout en améliorant leur qualité globale.

Le management des territoires.

Il s’agit de décloisonner les actions de politique publique, afin de réduire les coûts cachés de dysfonctionnements, en améliorant leur efficacité, tout en réduisant les budgets alloués. Par exemple, les travaux de l’Iseor montrent qu’il est peu efficient d’augmenter le budget des hôpitaux, si l’on n’améliore pas simultanément la coopération entre les différents acteurs de la santé et de la prévention, au sein de l’hôpital et au niveau de son environnement local, régional et national.

La gestion de l’action publique

La gestion des normes internationales.

La mondialisation des dernières décennies a évolué de façon désynchronisée, en mettant l’accent sur les normes du commerce international et sur les normes financières, souvent au détriment de l’harmonisation des normes relatives à la qualité-sécurité-environnement et, surtout, en négligeant la mise en cohérence des normes sociales avec les trois autres pôles de normes. Les travaux de l’Iseor avec le BIT ont permis de montrer que ce problème d’incohérence entre ces quatre pôles de normes, selon le phénomène dénommé « tétranormalisation » nécessite une nouvelle approche de « mondialisation humanisée ».

Celle-ci consiste à favoriser une performance globale durable et harmonieuse permettant  d’éviter les macro-coûts cachés qui obèrent la prospérité économique et sociale. La méthode socio-économique met ainsi l’accent sur le Potentiel Humain, en tant que seul facteur actif de création de valeur globale et durable, ce qui renouvelle les fondements des théories et méthodes économiques et de gestion dominantes, actuellement appliquées, dans lesquelles les hommes sont instrumentalisés, en tant que capital humain, non reconnus comme porteurs d’un potentiel humain unique en son genre et empreint d’exigence éthique et de dignité.

La Fondation remplit un rôle de développement et de diffusion de méthodes de type socio-économique, en encourageant des pratiques d’acteurs ignorant la méthode socio-économique proprement dite, comme  « M. Jourdain » faisait de la prose sans le savoir. La Fondation peut aussi intensifier les travaux d’expérimentation et faire connaître aux citoyens leur potentiel de prospérité économique durable, tel qu’il est mis en évidence par les recherches scientifiques de l’Iseor, depuis près d’un demi-siècle.

Afin de mettre en valeur les réalisations, divers types de Prix pourront être décernés à différentes catégories d’auteurs et d’acteurs exemplaires, par exemple pour valoriser les actions suivantes (liste non exhaustive):

-des évaluations de cas d’entreprises qui pratiquent implicitement un management de type socio-économique.

-Des travaux pionniers d’experts-comptables et de directeurs financiers d’entreprises.

-Des évaluations qualimétriques de la performance d’actions de coopération inter-entreprises.

-Des évaluations qualimétriques de la performance durable d’actions de coordination de la performance globale au niveau territorial.

Des travaux de recherche innovants,

Les Prix seront remis après évaluation par le Comité Exécutif de la Fondation et feront l’objet d’une diffusion et d’une large communication, notamment à l’occasion des Colloques annuels de l’Iseor : de Printemps ( colloque mixte à dominante académique) et d’Automne ( colloque mixte à dominante de praticiens).

Ceux qui en parlent le mieux

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INTERVIEW DE MICHEL GRIVEL

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INTERVIEW DE HENRI SAVALL